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Retour Correspondances Correspondance de MARQUIGNON René, Ferdinand (10) né
le 02/12/1873 à Etiolles 91,
décédé
le 07/12/1925 à Corbeil-Essonnes 91 époux de ma grand-mère paternelle Cartes postales envoyées depuis le
34° Régiment territorial, 15° Compagnie,
et par ses enfants. Plus deux lettres envoyées en 1922 depuis le 12° régiment de dragons de Colmar. Liste des cartes postales représentées (nom, code postal, nombre) Contrexeville 88140 (2) - Corbeil 91100 (1) - Cosne 58200 (1) - Essonne 91 (2) - Mende 48000 (8) - Montargis 45200 (1) Gorges du Tarn (1) - Lozère (1) Salonique-Grèce (1) Cliquer sur les images pour agrandissement
envoi du 12 septembre 1914
" Bien le bonjour je me porte bien et j'espère (que) ma présente va vous trouver de même."
envoi du 12 septembre 1914
" Bien le bonjour je me porte bien et j'espère (que) ma présente va vous trouver de même." Tiens le même texte !!!
envoi du 26 septembre 1914
" En venant de mettre ta lettre à la poste date(r) du 26 et en te donnant des nouvelles d'Eugène (frère de sa femme) c'est Harry qui a écrit à Jober va voir sa femme. Ton mari."
envoi du 26 septembre 1914
" Je pense que tu es toujours en bonne santé nous l'on se porte bien je t'envoie mandat. Lettre suit. Toute à toi. " " Cette carte postale représente la rue où habitaient mes ancêtres. "
envoi du 10 octobre 1914
" Cher René. Deux mots pour te dire que nous sommes en bonne santé je pense que tu en es de même tu dois avoir reçu mes lettres te donnant de nos nouvelles ainsi que celle d'Eugène arrivé chez nous le 24 passant la journée du 25 et rentrant à Montargis le 26 et repartir pour la guerre le 30. Nous avons reçu une carte de lui du 2 octobre passant en gare de Menehoud et n'étant pas encore à destination sitot que j'aurais d'autres nouvelles je t'écriarais. Tes enfants t'envoient mille baisers et sont bien raisonnable l'on est toujours chez Maman ils te disent bien des choses. Voici son adresse BONNEAU Eugène 82° de ligne 27° Cie Depot Montargis (Loiret). quel voyage il fait mon cher rené nous l'avons vu comme tu dois être bien fatigué. Ta femme qui t'aime Marie. " Au recto : Dis donc à Henri Jobert qu'il écrive à sa mère elle n'est pas contente après lui.
envoi du 13 octobre 1914
" Mille baisers pour Germaine (ma grand-mère paternelle et sa fille âgée de 11 ans) et René (son fils âgé de 13 ans et que j'ai connu) ainsi que ta mère et ton père." " Rien pour son deuxième fils André, Jean, Prosper âgé de 7 ans ! "
envoi du 13 octobre 1914
" Je me porte assez bien pour le moment j'espère que ma carte va vous trouver de même."
envoi du 14 octobre 1914
" Je t'envoie mes effets civil (!) par le train je les ai mis en gare de Moulin galant avec les effets de Brodessolles il a averti sa femme en même tant (!) que moi comme cela ça va fait (re) qu'un seul paquet vous vous arrangerez bien ensemblent (!). je t'embrasse j'ai 1 pantalon, 1 gilet noir, 1 casquette."
envoi du 18 octobre 1914
" Dimanche 18 octobre. Ma chère Marie je me porte assez bien pour le moment sauf un gros rhume. Voilà 8 jours qu'il pleut jours et nuits sans arrêts car dans ces pays c'est tout ou rien et il fait bien froid. Enfin j'espère que vous tous vous êtes en bonne santée (!) car c'est le principale (!). Mille baisers à Tous (j'ai écrit à Eugène) Bonjour à ton père et à ta mère."
envoi du 18 octobre 1914
" Ma chère Marie je crois t'apprendre du nouveau d'ici quelques temps car l'on nous habille a neuf. Mille baiser (!) sur le recto : " j'ai causer (!) longuement avec le camarade à Maurice qui a été blessé avec lui cote à cote (!?) il est d'Essonnes il a 2 balles dans une jambe et il repart il travaille chez Lefevre (?) dans les allées. "
envoi du 20 octobre 1914
" Chère Marie je reçois ta lettre du 17 dans laquelle tu me donne (s) des nouvelles d'Eugène je te remercie je lui envoie une carte en même temps que la tienne pauvre Eugène je le plaint (s) de tout coeur lui si bon garçon si tu en reçois encore fait moi le savoir. j'attends toujours ton petit paquet je ne l'ai pas encore reçu aussitôt reçu je te l'écrirais de suite tu sais voila 2 cartes que je lui envoie à sa nouvelle adresse. Mille baisers. Ne trouve pas de personne de chez nous je m'en arrangerais plus tard. "
envoi du 21 octobre 1914
" Chère Marie j'ai une nouvelle à t'apprendre. En revenant de marche ce matin qu'est-ce que j'aperçois en rentrant Maurice (qui est ce Maurice ?) qui attendais il revenait de l'hopital de Sées (?) Normandie et il est af (f) ecté au 46 à Mende Nous sommes à coté l'un de l'autre Tu parle (s) d'une surprise car si j'attendais quelqu'un ce n'était pas Maurice. Attend (s) de plus ample détail. Maurice te souhaite bien le bonjour. " à l'envers est mentionné : René Marquignon 34° Territorial, 15° Compagnie Mende.
envoi du 27 octobre 1914
" Attend une lettre de moi car je vais t'apprendre une bonne nouvelle Rene Marquignon voici ma nouvelle adresse. 46° commissions des ordinaires (Mende Lozère). "
envoi du 15 novembre 1914
" J'espère être dimanche à Fontainebleau Mille baisers à tous. Marquignon René Commissions des ordinaires Mende Lozère. "
envoi du 17 décembre 1914 ?
" Cher René ai reçu une lettre de toi hier j'étais bien contente car je me demandais si tu étais bien arrivé nous sommes tous en bonne santé j'ai eu de la visite lundi j'en étais pas fachée tu me dis que tu viendras dimanche si tu peux viens s'il n'y a pas de pétard car tu sais ce n'est pas le moment de rire nous n'avons pas de nouvelle d'Eugène depuis dimanche comme tu sais Maman se tourmente encore lui as-tu écris seulement à ce pauvre gas lui qui serait si content d'avoir de tes nouvelles. En attendant de te revoir reçois de ta femme ses meilleurs baisers Marie. "
envoi du 7 avril 1916
" Cher René Deux mots pour te donner de nos nouvelles qui chez nous sont bonnes mais ne te tourmente pas nous avons reçu une dépêche Oncle mort ( ? ) alors je suis parti à la place de Papa avec Clémence et ma tante AULARD je pense être rentré dimanche ne t'inquiètes pas à mon sujet je me porte bien et je ne travaille plus depuis lundi je n'ai pu retourner je t'écrirais sitot de retour ne te tourmente en rien. Reçois mon vieux René mes meileurs baisers Marie. " Adresse de l'envoi : 34° Territorial 1° Cie Spécial Manutention Mortereau (Seine et Marne). " Je ne sais pas de quel oncle, de quelle tante AULARD, de quelle Clémence (mais j'ai une photo d'elle) il s'agit. "
envoi du 9 avril 1916
" Cher René je me demande à l'heure il est si tu n'est pas venu à la maison j'arriverai à Corbeil lundi à 4h du matin je pense en rentrant trouver de tes nouvelles et moi sitot rentrer je te ferai parvenir des miennes. (...) t'oublier surement Maman (...) aura pas penser excuse-moi as-tu reçu la lettre que je t'ai mis en passant à Montargis ecris moi donc une longue lettre en attendant le plaisir de te voir ne crains rien pour moi je vais bien Marie."
Cartes postales de ses enfants : Germaine (ma grand-mère, 1903-1982), André (1907-1933) et René (1901-1979) Lettre du 16 mai 1922 Chers Parents Chers Frère et Soeur Je profite de cinq minutes de repos pour vous écrire car l'on en a pas beaucoup je commence à en avoir assez depuis le matin à sept heures jusqu'à huit heures où je vous écrit je devrais avoir gagné au moins cinquante francs aujourdh'ui pour le boulot que j'ai fait ce matin à sept heures la piaule après la corvée de couloir faire l'écurie mener à peut près vingt cinq cheveaux à l'abreuvoir décharger le fourage deux fouragères pleine au moins deux cent bottes à six à monter dans les escaliers après l'avoine nettoyer les écuries après garde d'écurie alors on t'amène à becqueter dans l'écurie dans une gamelle dégeulasse tu viens de ramsser le crotin car quand tu es de garde assitôt qu'un cheval à chier faut le ramasser et le mettre dans la brouette après tu mange tu n'as pas seulement le temps de te laver et ce que tu mange plein une assiette creuse de soupe et un bout de caoutchouc c'est pas épatant pour engraisser j'ai appris qu'il y avait deux copains de proposé pour la réforme j'ai demandé à passer un conseil alors si ca peut réussir je serais joyeux de revenir depuis que je suis la bas j'ai bu 2 quarts de pinard alors à la vôtre et après tout cela il faut astiquer les acier et ont te dit cha chai pas nikel faudra astiquer mieux que ça alors on est jamais libre vivement la fuite j'en ai plein dos Mais ne vous en faites pas moi je ne m'en fait pas pour ça. Embrassez bien tout le monde pour moi ainsi que grand père et grand mère j'espère que tout le monde va bien En attendant de vos nouvelles recevez de votre fils et frères ses meilleurs baisers René Marquignon 12 Rég. de Dragons 3° Escadron 4° Peloton à Colmar Haut-Rhin Ce conseil doit avoir lieu le 22 ci ça pouvait réussir je serait débarassé de ces ânes là " L'orthographe ainsi que le manque de ponctuation a été respectée. " Lettre du 20 mai 1922 Chers Parents Chers Frères et Soeurs Je profite d'un moment pour vous écrire ces quelques lignes qui j'espère vous trouverons tous en bonne santé quand à moi la santé est toujours bonne et le moral à moitié car ce n'est plus la vie de Billancourt s'en est loin la nourriture n'est pas fameuse et le pinard tout les trois jours un quart c'est pas épais surtout pour moi qui boit ma part à l'heure où je vous écrit il est six heures et demie et je viens d'aller chercher une chopine à l'instant mais c'est pour cézig et moi, on travaille beaucoup et l'on est pas bien nourri surtout le pain est mauvais je n'ai pas mangé demie boule depuis mon arrivé je suis forcé d'aller en acheter à la cantine et un petit pain côute sept sous et le saucisson est tué alors j'ajoute au bout encore (?) ne m'envoyez pas de colis avant que je vous le demande quand aux cheveaux je m'y fait bien mais les premiers jours ça à été dur vous savez maintenant ça va à peu près je n'ai plus que mes trois cheveaux à soigner lucette labda et fripon et tous le magasin de fer blanc à astiquer et bien des corvées à la fin de la journée ont en a marre surtout quand l'on vient du manège. Je serais bien heureux de réussir ce que je vous ai dit car je voudrais bien être encore la bàs c'est quand on y est qu'on voit ce que c'est ont ne s'en fait pas une idée et encore si j'avais que la gamelle ce serait bien pire ce qu'il y a c'est que l'on est bien couché. Je suis très content d'avoir reçu de vos nouvelles ça m'a fait grand plaisir ainsi que celle du frangin. je ne vois plus rien a vous dire que de vous embrasser tous Votre fils et frères qui pense à vous René Marquignon je fais appel à votre bon coeur donne qui peut donne qui veut " Le frangin en question est Emile, Alphonse, son ainé de 7 ans. Même adresse. "
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